LA PISCICULTURE EN DANGER ?
Hormis celles alimentées par forage ou sur source , les piscicultures reçoivent l'eau de la rivière grâce à un bief alimenté par un seuil édifié dans le cours d'eau...
Supprimer les seuils équivaut à mettre les biefs à sec .
Supprimer les seuils qui n'ont pas l'air d'être utilisés en 2011 , c'est se priver d'une valorisation potentielle en 2020 ou en 2050, c'est une Lapalissade.
D'ici là , par nécessité , la mode sera peut-être de les reconstruire ?
Après tout, on a bien supprimé -avec des fonds publics- des milliers de kilomètres de haies depuis 1960 , et , toujours avec des fonds publics, on les a replantées 30 ans plus tard.
supprimons donc tout de suite tous les seuils !
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COMMUNIQUE DE PRESSE 25 janvier 2011
LA DECISION D’EFFACEMENT DE LEURS SEUILS MET LE PATRIMOINE DES MOULINS A EAU EN DANGER par la Fédération Française des Associations de sauvegarde des Moulins www.moulinsdefrance.org Depuis longtemps, les propriétaires de moulins hydrauliques constatent que toutes les actions envisagées sur les cours d'eau se font sans eux, alors qu'ils sont parmi les premiers concernés. Ainsi l'interprétation tendancieuse de la directive européenne sur l'eau (DCE 2000) par les services de l'État a engendré une circulaire ministérielle du 25 janvier 2010, dite ''Restauration de la continuité écologique des cours d'eau''. Cette circulaire, par ailleurs financièrement insoutenable, met en péril le troisième patrimoine de France, les moulins à eau. Le bouleversement d'un équilibre hydraulique et écologique, en place depuis des siècles, aura des conséquences irréversibles. Les services de l'État n'ont prévu de les étudier qu'ultérieurement, en quelques semaines, sans véritable concertation, et sans tenir compte du potentiel d'énergie renouvelable que ce patrimoine recèle (équivalant à une tranche de centrale nucléaire). De plus, il n’a jamais été démontré scientifiquement que le retour à l’état sauvage des cours d’eau serait le remède pour une meilleure qualité de l’eau. Tous les cours d'eau sur lesquels sont implantés des moulins ont été artificialisés depuis des siècles et les modifications hydrauliques qu'ils nécessitaient n'ont jamais empêché la « continuité écologique », prétexte actuellement invoqué pour leur suppression.
Outre un colloque national organisé en novembre 2010 à Cholet en parallèle du colloque de l'AFEPTB, qui a réuni environ 200 participants, une pétition signée par plus de 18 000 personnes, la FFAM, ses 82 associations, ses 5 000 adhérents, ont déposé en décembre un recours devant le Conseil d'Etat contre la circulaire ministérielle citée.
Site web www.moulinsdefrance.org
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